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Loop Engineering

Après le prompt : apprendre à organiser le travail des machines

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Olivier Martinez
juin 09, 2026
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Au cœur des discussions autour du “Recursive self-improvement”, un concept a déboulé et envahi le microcosme de l’IA en quelques jours. Ce concept c’est celui du “Loop Engineering” : une manière de faire faire du code pour les machines par les machines, donc à notre place, et de façon autonome. Ou presque. Oui c’est important le “presque”. Et en ce début de mois de juin 2026, deux des développeurs les plus influents dans le petit monde de l’IA, ont exposé fortement cette idée de manière publique. Ce n’est pas la première fois que chacun d’eux en parle, mais cette fois-ci ils l’ont fait dans le même momentum. Et ils ne sont pas les seuls à en parler.

Peter Steinberger, le créateur d’OpenClaw, recruté par OpenAI en février, l’a exposée en quelques mots de cette façon : ”…that you shouldn’t be prompting coding agents anymore. You should be designing loops that prompt your agents.” Pour lui, un développeur ne devrait plus prompter les agents de code, mais passer au stade supérieur et utiliser son temps à concevoir les boucles qui promptent directement lesdits agents. Ce n’est plus à l’humain de prompter, mais aux machines de se prompter entre elles.

De son coté Boris Cherny, responsable de Claude Code chez Anthropic, a tenu des propos qui vont dans le même sens à la conférence développeurs de son entreprise : il affirme lui qu’il ne prompte plus Claude. Maintenant il écrit des boucles qui décident à sa place de ce qu’il faut coder et comment. Il en remet d’ailleurs une couche dans une vidéo publiée hier sur le compte Youtube officiel d’Anthropic, dont le sujet est de faire le point sur les changements apportés par Claude Code depuis 1 an dans le développement et la génération de code. La conception de boucles fait partie des nouvelles pratiques dont il parle.

Ce nouveau terme ou cette nouvelle expression dont on parle ici, ce “loop engineering” a été formalisé par un autre développeur de ce petit milieu, Addy Osmani, ingénieur chez Google. Et ce terme a fait son entrée fracassante sur X et Linkedin ces derniers jours. Ce qui reste quand même, nous le savons tous bien, le test ultime de la pénétration d’un concept dans l’industrie, et particulièrement dans sa communication.

Sommaire

  1. Avoir le doigt sur l'outil ou concevoir le système, choisis ton camp

  2. L'anatomie d'une boucle

  3. Ce qu'une boucle ne fait pas à votre place ni à la mienne

Temps de lecture : 15 mins
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image générée avec Midjourney

Avoir le doigt sur l'outil ou concevoir le système, choisis ton camp

Depuis deux ans, sortir quelque chose d’un agent de code revient peu ou prou à écrire un bon prompt, puis lire la réponse, puis relancer, puis corriger, puis… etc… L’agent de code est utilisé principalement comme un outil que l’humain tient au bout de ses doigts, tour après tour.

La boucle à la base du loop engineering dont on parle actuellement, elle, change l’ordre et le focus : on construit une fois un système dont le but est de prendre en charge directement le travail à effectuer, puis de le distribuer, de vérifier le résultat, de noter ce qui est bien fait et mal fait, puis de décider de la suite. Et c’est lui, ce système, cet environnement, qui sollicite et qui prompte directement les agents et sous-agents qui codent. Pas les petits doigts du développeurs.

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